Il était membre de Ride. Quoi qu’il en soit, Andy Bell a aujourd’hui rejoint un des plus grands groupes du monde…A chaque minute il s’attend a ce que sa mère se réveille en lui disant qu’il est l’heure de l’école.


“C’est vraiment un rêve de gosse », dit celui qui a bien du mal a remplir les Adidas de Guigsy. « Si ça avait été annoncé je suis sur qu’ils auraient mis un panneau « les végétariens qui n’aiment pas le foot ne méritent pas d’applaudissement », mais voilà ils se retrouvent avec 2 types qui ne savent même pas dans quelle division joue Manchester City.
Quel que soit le régime et les habitudes vestimentaires d’Andy, il a vraiment dû péter un cable pour rejoindre brièvement Gay Dad.

« J’ai lu que j’allais intégrer Gay Dad, mais c’est faux (il rit). 2 semaines avant qu’ils ne virent leur guitariste je suis allé les voir à Stockholm. 15 jours plus tard mon vieux pote Cliff Jones m’appelle : « On doit virer le vieux qui ne fout rien, mais on n’a personne pour la tournée américaine, ca te dit ? ». Je n’avais rien de prévu avant Noel donc j’ai dit « ouais, pourquoi pas ? ».

Moins de 48 heures plus tard je recevais un coup de fil d’Oasis, qui me demandait de garder la bouche cousue. Je l’ai donc bouclée et j’ai du m’excuser auprès de Gay Dad sans pouvoir donner la moindre explication.

« A un moment j’étais tranquille à Stockholm, mari et père de ma fille de 17 mois, la minute suivante j’auditionnais pour un des plus grands groupes de rock de la planète. Ils ne m’auraient pas contacté s’ils ne me respectaient pas en tant que musicien, mais c’a a été bon d’entendre Noel dire qu’ils voulaient plus qu’un coup de main provisoire. »
L’intégration a été facilitée par le fait qu’il est un fan d’Oasis depuis toujours – il a emprunté a Alan McGee la célèbre démo avant qu’ils ne signent chez Creation, et il a assisté au légendaire concert de Islington Powerhaus.

« Je me souviens, j’étais a Los Angeles et McGee disait à tout le monde : « Johnny Marr m’a donné cette cassette et c’est génial ! ». Il y avait des trucs comme Digsy’s Dinner dessus et c’était vraiment bon. En décembre 93 j’ai entendu Columbia et je les ait vus au Powerhaus, c’est la que j’ai réalisé qu’ils étaient plus que bons. Le public était uniquement composé du personnel de Creation et de quelques amis. Ils ont joué, et Liam ressemblait exactement a ce qu’il serait quelques années plus tard a Wembley. Ils ont terminé par I Am The Warlus et Liam a sauté de la scène pour regarder jouer le groupe. C’était un parfait moment de rock’n’roll. »

– Si Andy Bell se retrouvais abandonné sur une île déserte, quel album d’oasis prendrait-il ?

Mon préféré reste le 1er. Pas seulement pour les chansons -qui sont brillantes- mais pour les manière dont il a fait exploser la vie des gens, la mienne y compris. Je ne crois pas qu’un groupe britannique ait eu un impact pareil. Les chansons que je préfère jouer sont Roll It Over, Gas Panic et Wonderwall, qui a des lignes de basse fabuleuses. »
Pour un homme embarqué dans une carrière de rocker de stade, Andy Bell semble plutôt calme. « Je trouve réconfortant qu’on puisse remplir Wembley 2 jours de suite sans faire beaucoup de pub. Je ne veux pas manquer de respect à Bonehead et Guigsy mais c’est seulement le groupe qui compte, pas les membres.”