William John Paul Gallagher, le chanteur du groupe Oasis, est un écorché vif. Incarnation même du fameux sex, drugs and rock’n’roll, Liam et son frère Noel reviennent avec Heathen Chemistry, un album dans la plus pure tradition “Brit pop”.

Entrevue : Es-tu content du dernier album d’Oasis, Heathen Chemistry ?
Liam : Rien que d’enregistrer et sortir un nouvel album suffit à me rendre heureux. Evidemment, je voudrais que tout le monde achète ce putain de disque, mais si c’est pas le cas, c’est pas grave.

E : Es-tu anxieux à l’idée d’avoir 30 ans ?
Liam : Je m’en fous, mec ! de toute façon, quand j’avais 26-27 ans, j’étais dans un tel état que je ne me souviens plus de grand chose. Je me fous de vieillir, d’avoir 30, 40 ou 50 ans… Tant que je ne perds pas mes cheveux !

E : Tu penses faire du rock encore un bon moment ?
Liam : Je resterai dans ce business aussi longtemps que j’en aurai envie et que j’aurai de l’inspiration. Pour l’instant, je n’en manque pas… Au contraire, j’en ai même de plus en plus ! Tant que les chansons seront au rendez-vous, je serai là.

E: Apprécies-tu la célébrité ?
Liam : Oui, bien sûr. J’aime qu’on me dise que je suis un putain de grand chanteur ! J’adore qu’on me dise que je fais partie d’un syper groupe. J’adore quand les gens me reconnaissent dans la rue. Par contre, je déteste qu’on me colle un appareil photo sous le nez et qu’on me demande faire le guignol devant l’objectif parce que je suis célèbre.

E : Il y a des jours où tu aimerais ne pas être célèbre ?
Liam : C’est vrai que j’aimerais jouer au foot avec des potes, tranquille. Ce qui me gonfle, c’est quand on prend des photos de moi à mon insu, les cheveux en pétard, ou quand je vais à l’enterrement d’un pote et qu’on me mitraille… ça me tue !

E : Est-ce que tu fais toujours autant la fête qu’avant ?
Liam : Non, pas trop ces temps-ci. Tu sais j’ai deux gosses, ça calme.

E: Comment vas-tu réagir si un jour ton fils t’apprend qu’il se drogue ?
Liam : Là, il faudra qu’on discute ! Je ne me fais aucune illusion, ça va arriver un jour. Si la drogue lui offre de bons moments, comment veux-tu que je lui explique que c’est mauvais ? La drogue, c’est quelque chose de génial, décoller c’est génial, prendre des acides c’est génial. Avec la dope, j’ai connu les meilleurs moments de ma vie. Honnêtement, je préférerais qu’il n’y touche pas, mais je veux pas que ce soit un suiveur ou un curé !

E: Est-ce que tu bois toujours autant qu’à vos débuts ?
Liam : Certains jours, je suis capable de boire comme un trou. D’autres jours, je reste sec. En fait, je ne m’autorise à boire que deux jours par semaine. Le reste du temps, je suis sobre.

E: Certains racontent que tu es un mec fini…
Liam : Pour être honnête, j’ai plus autant de fric qu’avant. J’ai bien vécu, puis ce putain de divorce m’a pompé mon fric, et après j’ai encore claqué ce qui restait… Mais je te rassure, je suis loin d’être un mec fini.

E : Quelles sont tes ambitions aujourd’hui ?
Liam : Qu’on se souvienne de moi en disant que j’étais un super chanteur, un méga super père, un super petit ami et un bon pote… Et qu’avec moi, on se fendait bien la gueule !