Pour Oasis, groupe anglais un temps au sommet et actuellement en perte de vitesse, ce concert fait figure de séance de rattrapage. En effet, programmés à deux reprises en vedette à Bercy, ils avaient dû annuler leur show, la première fois suite au départ inopiné, en pleine tournée, de leur leader Noel Gallagher pour cause de fâcherie avec son frère Liam, la seconde en raison d’une grève des routiers en France. Cette fois, ils sont là et cette soirée parisienne revêt une autre particularité : le groupe anglais va précéder, sur scène, le mythique chanteur canadien Neil Young. Deux concerts successifs (et non pas deux parties d’un même spectacle) qui participent d’une formule assez rare. Pour fêter ça, Noel Gallagher, 33 ans, a répondu à nos questions.


Ça vous fait quel effet de précéder Neil Young sur scène ?
Noel Gallagher. Ce n’est pas la première fois. Nous l’avons déjà croisé à Toronto, au Canada, en 1995 et encore une fois, cette année, en Argentine. A Bercy, nous allons jouer avant lui, à peu près une heure et demie. Ça va être un vrai concert d’Oasis et non pas simplement une première partie.

Sa musique vous a-t-elle influencé ?
Je ne connaissais pas bien sa musique avant l’âge de 21 ans. A l’époque, je m’intéressais plus à des groupes comme les Rolling Stones ou les Sex Pistols. Puis, un jour, j’ai vu à la télé un documentaire où on voyait Neil Young chanter « Heart Of Gold ». J’ai adoré et suis allé acheter tout de suite l’album. Depuis, je les possède tous sans exception et, croyez-moi, ça en fait un paquet ! Ce type a influencé tout le monde, il est incontournable. Avec Iggy Pop et Paul Weller, il fait, pour moi, partie des rares légendes vivantes du rock.

Vous travaillez en ce moment sur un nouvel album d’Oasis…
Je pense avoir composé de bonnes chansons, peut-être mes meilleures. Nous avons enregistré dix-huit titres pour l’instant mais il ne sortira pas avant janvier prochain. Une chose est sûre, nous n’allons pas essayer de sonner comme les Beach Boys ou un autre groupe. Ce sera les cinq membres d’Oasis en train de jouer du rock, un point c’est tout.

Où en sont vos relations avec votre frère Liam ?
Ça se passe bien. En ce moment, il me fait rire. Liam est, dans le fond, un type très drôle. En plus, c’est un très bon chanteur. Alors…

Comment voyez-vous l’avenir d’Oasis ?
On va terminer ce nouveau disque, partir en tournée et, ensuite, nous verrons. Pour l’instant, nous prenons toujours autant de plaisir à faire croire que nous voulons être le plus grand groupe de rock du monde.

Et qui, selon vous, est le plus grand groupe de rock en ce moment ?
U2. Je suis un grand fan. Bono et The Edge sont des génies.