H: (…) Comment tu as rencontré ta femme?

N: euh, en fait je couchais avec la fille qui partageait son appart.

H: ah bon , tu couchais avec sa copine.

N: ouais, avec sa copine. Et quand je l’ai rencontrée, je me suis dit que finalement elle était plus jolie que l’autre.

R: alors tu es passé dans l’autre lit.

N: hey, je suis une rock star, tu vois ce que je veux dire !

H: tu fais ce que tu veux.

N: ouais bien sûr.

(…)

H: j’ai remarqué que dans tes clips, personne ne bouge dans le groupe.

N: je sais.

H: vous restez toujours immobiles.

N: je sais, ce qu’il y a c’est que quand on a commencé il a fallu attendre 3 ans avant d’avoir un engagement avec une maison de disque.

H: ouais.

N: alors on avait l’habitude de jouer dans ces clubs devant 4 personnes.

H: ok.

N: donc de toute évidence, quand tu joues devant personne, il n’y a pas de quoi courir de gauche à droite sur scène.

R: et tu en as gardé l’habitude.

H: je crois que finalement c’est cool, je déteste les mecs qui…

R: c’est ce que j’aime chez Oasis.

H: ouais, jouer la putain de chanson sans sauter partout tout le temps.

N: ouais, qui a envie de voir des gens sauter partout?

R: ouais ou courir dans tous les sens.

N: c’est pour ça que Tarzan n’est jamais devenu une grande rock star, il bougeait beaucoup trop.

(…)

H: certaines personnes ont l’impression que vous détestez l’Amérique ou vous avez un truc contre elle.

N: non, non, non.

H: alors Oasis ne déteste pas l’Amérique?

N: non.

H: moi oui, mais il ne faut pas le dire.

N: la seule chose qui m’énerve c’est quand les gens s’amènent devant moi et me font… (il essaie d’imiter l’accent Américain) ‘Noel tu sais ce que tu doit comprendre dans ta musique?’ Ca me gonfle qu’on vienne m’éclairer sur comment je dois comprendre ma musique.

H: et en plus c’est toi qui la compose.

N: ouais, (accent Américain à nouveau) ‘tu es vraiment bon, Est-ce-que tu réalises combien tu es bon?’ Et moi je leur réponds ouais, ouais, ouais.

H: qui te dit ça?

N: mon banquier bien sûr.

H: je pensais que c’était ta mère.

N: ouais, aussi.

(…)

H: on a une fille au téléphone qui pleure parce qu’elle est amoureuse de toi. Elle a entendu Noel et maintenant elle chiale, tu veux l’entendre?

H: c’est toujours cool. Hey Claire?

Claire: Ouais?

H: tu pleures?

C: pratiquement.

H: c’est Howard. Tu es à l’antenne. Je vais te laisser parler à Noel.

C: oh oui, si’l-vous-plait, s’il-vous-plait !!!

H: calme-toi chérie. Qu’est-ce-que tu peux faire pour moi si je te laisse lui parler?

C: je coucherais avec toi.

H: oh, vraiment !

C: je t’aime, je t’aime, je t’aime.

N: du calme petite, reste tranquille.

H: mec, pourquoi tu t’es marié quand tu as toute cette adoration autour de toi?

N: mes tu devrais voir ma femme, elle est belle.

H: vraiment. Qu’est-ce-qu’elle fait, top model?

N: pardon? Non c’est un maçon.

C: Noel je l’ai vue.

H: un maçon? C’est noble. Bon alors (à Claire) tu l’aimes. Tu pourrais lui prouver en une seconde?

C: moins d’une seconde.

R: tu as vu sa femme?

C: ouais.

R : et t’en penses quoi?

C: je crois que (sa voix se casse et on dirait qu’elle va pleurer)… je la déteste.

N: ah, calme toi, et va aux toilettes ou quelque part.

H: que penses-tu de sa femme?

C: je ne l’aime pas. Ce n’est pas moi… C’est elle.

H: est-ce-que tu as mis ta femme enceinte, et c’est pour ça que tu l’as épousée?

N: non.

H: ok, (à Claire) tu as un truc à lui demander? Fais vite.

C: ummm… tu veux venir chez moi?

N: ouais, donne moi ton adresse.

C: 32…

H: coupé.

(…)

H: tu as écrit toutes les chansons du nouvel album?

N: oui, en effet.

H: et ton frère, il a fait la bringue ou autre chose?

N: ouais.

H: donc vous allez rester en Amérique pour deux semaines et il va faire sauter la Visa, que vas-tu faire?

N: eh bien, il faudra en commander une autre…

H: mec ce frangin est un emmerdeur, je te le dis de tout coeur.

N: ah, tant pis.

H: je sais combien cela doit être difficile. Tu devrais l’enchaîner.

N: on a tous notre croix à porter.

H: ok, alors que se passe-t-il quand tu réunis le groupe pour les répétitions et les autres trucs, il se pointe?

N: non, non, non, pas du tout.

R: je te dis qu’il est incontrôlable.

N: il est incontrôlable mais on aime ça parce que s’il venait il commencerait à chanter ‘yeah, yeah, yeah’.

H: et ton frère et toi vous êtes battus pendant l’enregistrement du nouvel album?

N: oh, je ne crois pas qu’on en soit venu aux mains pour celui-là.

H: tu ne crois pas?

R: non mais ils se sont déjà battus avant, à en faire couler du sang.

N: oh, ouais.

H: jamais sur scène?

N: une fois, oui, une fois sur scène, je crois qu’il m’a frappé la tête avec un tambourin et je lui ai donné un coup de pied au cul.

H: j’adore ça.

N: je l’ai envoyé dans la loge et le public attendait la chanson suivante et ils disaient… ‘mais ils sont en train de se battre’.

H: et tu n’aurais pas pu régler ça autrement?

N: non, non, non…

H: c’est bon . L’énergie, c’est bon.

R: cela t’aurait manqué si tu ne l’avais pas fait.

N: absolument.

Fin…